• Comme un conte de Noël!

     

    "Pierre et le loup", à quatre mains comme un jeu d'enfant!

     

    Ce matin, en mettant de l'ordre dans mes cahiers, j'ai retrouvé celui-là, un de mes cahiers de prépas de cours d'enseignante.

     

    Comme un conte de Noël!

    Une page de mes cahiers de cours!

    (Z'avez-vu comme je m'appliquais! Hi hi!).

    A l'époque, je faisais un travail avec les élèves sur la composition du conte, une écriture particulière car elle est faite pour être dite à haute voix, conter!

    Donc, j'avais écrit un certain nombre de contes dont certains non achevés! Couleur-Parenthèse est ainsi faite gardant dans sa tête tout un tas d'écrits qui attendent d'être couchés sur le papier un jour, une nuit!

    Alors voici un extrait d'un de mes contes, "Agate et Lou Lou"!  C'est mercredi, le jour des enfants!

    Bientôt les vacances de Noël!

    Et peut-être que de vous le partager me donnera l'envie de finir l'histoire!!!

     

    Agate et Lou Lou

    *

    C’était un grand méchant loup «  Lou Lou », c’est ainsi qu’on le nommait dans la forêt de Loubarou, tout à fait ordinaire, un loup pourtant très aimable.

    Ce jour-là, il s’en allait sur le chemin des drailles aussi bas et lourd que les gros nuages noirs au-dessus de sa tête.

    L’air opaque de la montagne lui pesait dans la gorge et lui rendait le poil terne tel du vieil argent.

    La langue pendante et jusqu’à suffoquer sous sa peine, il s’arrêtait tous les dix pas et se posait sur son séant, dodelinant de la tête et de droite et de gauche et vers le ciel et jusqu’à terre !

    Et il se disait à lui-même : « Kunà vida ! »(Quelle vie !), « Pawré d’yoèw ! » pauvre que je suis d’être un grand méchant loup tout à fait ordinaire, que j’en crève de solitude et de désespérance !

    Ké vule ! Tà ké fày bo té !

    Plein de langueur, Lou Lou dévidait son ennui sur les cailloux du chemin, tout recroquevillé sur lui-même si bien qu’il ne voyait pas François le colporteur sur le haut du sentier, venir à sa rencontre.

    Quand il entend résonner son nom très fort à ses oreilles, « Lou…Lou… ! », il en est tout ébaudi comme s’il s’était réveillé en sursaut. C’est que François avait mis ses mains en porte-voix et continuait de l’interpeller.

    « Lou Lou, que fais-tu là si loin de la forêt ? Garde ta distance ! Que tu vas effrayer Calune mon ânesse et Chien jaune, à mes côtés, gronde et s’est mis en garde ! »

    A ces mots, Lou Lou se courbe encore un peu plus, un peu plus bas.

    Ils se rapprochent l’un de l’autre, à pas prudents, à pas de loup !

    De l’homme ou du loup, allez savoir celui qu’il faut craindre !

    Enfin les voilà face à face.

     

    Il y a des expressions en patois de Viverols, un village non loin d'ici. Je les ai traduites en français courant dans mon texte.

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    Du livre, "Moi, je voudrais vivre en paix et avoir des amis"!

     

    La suite un autre jour!

     

    Joli mercredi les ami(e)s!


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