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    Hymne des chérubins! Moniales du monastère de Sainte Elisabeth de Minsk!

     

    C'est dimanche très paisible sous une lumière ouatée!  Il y a déjà une semaine que j'ai terminée l'icône de La Transfiguration!

    Une icône liturgique difficile qui nous apprend que l'on ne transfigure pas comme ça en deux coups de baguette magique!

    C'est l'affaire de toute une existence où peu à peu, le sens se dévoile en érodant tout ce qui encombre, tous les masques qui nous ont dérobé la lumière et ravi à nous-mêmes de façon insidieuse sans toujours que nous nous en soyons aperçus.

    Le blanc, exprimant la pure lumière, est très difficile à travailler! Il n'adhère pas facilement à la toile et l'on doit patiemment, par petites touches, l'appliquer jusqu'à ce que le résultat soit convenable. C'est pareil à un apprivoisement.

    Et nous aussi, nous sommes rétifs à la lumière du Seigneur et il faut bien toute une vie et peut-être plus pour l'accueillir, et en être habités.

    L'icône, comme je vous l'ai déjà dit, nous place dans cet espace contemplatif qui nous remet devant Dieu, dans la prière, dans le silence très beau et très doux de sa présence.

    Jour après jour alors s'opère en secret, au plus profond de notre âme, cette transfiguration et sans que nous en ayons forcément conscience.

    Peut-être ce sont les autres qui vont remarquer parfois la lumière affleurer sur notre vie.

     

    Nouvelle icône!

     

    Mon icône de La Transfiguration!

     

    C'est une icône de tradition copte contemporaine d'après Isaac Fanous. Je l'ai écrite donc sur une toile de lin brut de 55/39 cms, à l'huile.

     

    C'est dimanche!


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    Chaconne en sol majeur, de Robert de Visée, jouée par Francisco Lopez!

     

    Voici quelques autres photos, cette fois, sur le patrimoine de lavoûte-Chilhac, Chilhac.

     

    Suite rando, un patrimoine!

    Le pont sur L'Allier à Lavoûte-Chilhac!

     

    Suite rando, un patrimoine!

    Ruelle de traverse descendante à Lavoûte!

    D'une rue montante, point de départ de la randonnée, s'égrènent ces ruelles semblables à des étoiles filantes qui vont rejoindre les bords d'Allier.

     

    Suite rando, un patrimoine!

    L'habitat!

    Toujours très beau par tous les temps!

     

    Suite rando, un patrimoine!

    Un chemin fleuri entre l'homme et la nature!

     

    Suite rando, un patrimoine!

    Les troupeaux sous la lumière dorée du jour!

     

    Suite rando, un patrimoine!

    L'église de Chilhac, très belle dans sa sobriété romane!

     

    Suite rando, un patrimoine!

    Et puis ces vierges noires typiques en Auvergne!

     

    Finissez bien la journée qui fut douce chez nous!


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    Esaias Reusner, "Suite pour Luth"!

     

    Ce dernier week-end, nous sommes partis randonner dans le val d'Allier. Il faisait un magnifique temps d'automne avec cette lumière à la fois douce et intense que j'aime tant!

    Depuis Lavoûte-Chilhac en passant tout près de Chilhac, un petit village médiéval, nous avons marché de merveille en merveille!

    On appelle d'ailleurs ces sentiers de pays, les médiévaux.

     

    Une randonnée bucolique!

    Les bords d'Allier à Lavoûte-Chilhac!

    (Vous prenez soin de bien cliquer sur les photos)!

     

    Une randonnée bucolique!

    Des maisons surplombant l'Allier à Lavoûte-Chilhac!

     

    Une randonnée bucolique!

    Sur le chemin, le paysage!

     

    Une randonnée bucolique!

    On aperçoit le sentier!

     

    J'ai retrouvé dans mes "Carnets" un texte que j'avais écrit la première fois que nous avons fait ce chemin.

    Le voici,

    L'échappée de mai

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    C’était la sérénité qui régnait sur les berges de l’Allier et ses pâturages ainsi que sur le village et les remparts de Chilhac qui le surplombent. Avec Pierre, nous nous avons pris le chemin de ronde qui menait au bourg : impression de paix, de plénitude que les orgues basaltiques scellées dans la colline reflétaient sur la peau.

    Tout était sommeil comme si les habitants se fussent retirés pour une longue sieste. Au fur et à mesure de la montée se dessinaient à notre vue, des cottages petits et grands dont on avait habilement rafraîchi les traits que le temps avait fanés, cocons gorgés de soleil et de verdure, imbriqués étroitement les uns dans les autres, avec cette architecture si propre à la construction en terrasse : fours solaires où toutes les voluptés peuvent fleurir, où la poésie et toute autre forme de culture semblent s’y délecter.

    La glycine, à la fois opulente et gracile coule des murs en lourdes grappes sensuelles, des ruelles filiformes qui vous replongent dans un passé lointain, des sentiers herbeux dont les broussailles vibrent d’une vie secrète que l’on devine aux rampements furtifs que votre pas suscite, fuite argentée et vertigineuse des multiples lézards.

    Dans la vallée, au milieu d’un pré vert aveuglant, un seul pommier qui rayonne et déploie sa blancheur comme se répandent les voiles soyeux et les mousselines d’or d’une mariée ancienne sur les parvis de l’église.

    Tout est silence, même lorsqu’on arrive au centre du village.

    Des vieux assis sur un banc, à la porte de leur maison, conversaient mais leurs voix demeuraient inaudibles. On eût dit qu’ils mimaient un discours, toujours le même, datant de plusieurs siècles. Langage mystérieux, mots simples mais éternels qui se transmettent ainsi de génération en génération.

    Nous bûmes un café à la seule auberge. On y respirait un air humide et usé des murs et des meubles âgés. Le propriétaire avait commencé une réfection et ce mélange d’ancien et de neuf déconcertait, comme si l’on se trouvait au carrefour de deux époques. Des miettes s’étalaient sur notre table que l’on n’avait pas pris soin d’enlever.

    J’imaginai alors l’effervescence du matin où la petite salle grouillait des gens du pays, les paysans, les commères, les galapians, ceux de la ville. Prodigieux croisement de patois, de français, de piailleries enfantines, un creuset étonnant de harangue populaire et de discours d’intellectuels au vert : tout cela délayé divinement par les vapeurs anisées de l’absinthe et les odeurs acres et doucereuses des cigares et des pipes.

    Le café approvisionnait aussi en sucreries en tout genre, de l’antique réglisse noir aux bonbons vernis de couleurs fastueuses dignes de la plus pure chimie. Toutes ces merveilles s’étalaient à l’abri d’un brillant plexiglas tels des bijoux inaccessibles, à la fois pour décourager le voleur et aiguiser la tentation !

    De multiples affiches accrochées ça et là ou posées à même la table distribuaient toutes sortes d’informations aguichantes. Par exemple, l’entrée gratuite au bal pour les demoiselles en minis jupes ou randonnée pédestre et gastronomie…

    Enfin toute l’âme de Chilhac était distillée dans cette auberge !

    Les deux sons les plus signifiants que perçut mon oreille furent celui cristallin et paisible de la cloche de l’église et les aboiements enjoués des deux chiens du café qui nous accueillirent.

    Le patron les refoula aussitôt dans l’arrière-boutique et je voyais à intervalles réguliers derrière le rideau qu’ils tiraient de leur museau humide, leur œil vif où brillait la colère de ne pouvoir assouvir leur curiosité à notre égard !

    C’était Chilhac au premier de mai, terre bucolique que Virgile aurait sans doute aimée.

     

    C'était il y a 30 ans!!! Et bien le temps a passé mais Chilhac est resté le même et sans doute dans 100 ans demeurera-t-il ainsi intemporel!

     

    Une randonnée bucolique!

    Chilhac!

     

    Une randonnée bucolique!

    Un paysage panoramique superbe et constant!

     

    Une randonnée bucolique!

    Un paysage habité!

     

    Une randonnée bucolique!

    Les troupeaux!

     

    Une randonnée bucolique!

    Des hauts de Chilhac!

     

    J'essaie de vous poster quelques photos de plus dans la semaine. J'espère que la balade vous aura plu!

     

    Joli mercredi à vous!


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    Strella Do Dia, " Sacrus Profanus"!

     

    Je vous partage aujourd'hui ces quelques photos de musiciens que nous avons revus ou découverts cette année aux fêtes Renaissance au Puy en Velay!

    Les musiciens!

    Strella Do Dia!

    Nous aimons les écouter dans leur choix musical de cheminer avec les musiques anciennes dans une sensibilité moderne. Ils sont portugais.

     

    Les musiciens!

    Ventouresco!

    Parmi ces musiciens, des petites dames toutes menues au souffle puissant et sûr! Bravo Ventouresco!

     

    Les musiciens!

    Sons Da Suevia!

    Ils viennent du Portugal aussi, leur musique festive invite à la joie de vivre!

     

    Les musiciens!

    Waraok!

    Ce sont des bretons! On entend parfois des accents de bourrée médiévale! Très sympa!

     

    Les musiciens!

    Je ne me souviens pas de leur nom, pardon!

    Nous avons beaucoup aimé leur jeu musical!

     

    Les musiciens!

    Les Manza Tsabres ou Mange-Chèvres!

    Tout près d'ici, ils nous viennent du Monastier!  Une musique pittoresque empreinte de contes et de croyances du terroir! A voir et à écouter absolument!

     

    Les musiciens!

    Et je termine avec ce bel instrument, vielle médiévale!

     

    Je ne peux tout vous montrer tant il y a de musiciens et tous talentueux et très chaleureux!

    Leur musique et leur chant nous portent toute l'année parce qu'ils expriment une mémoire collective très profonde qui rassemble sacré et profane dans une rencontre réconciliée et dans laquelle nous pouvons tous nous reconnaître.

    Merci tous les musiciens!

     

    Joli week-end à vous!


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    Chant Renaissance!

     

    Voici quelques photos des camps et des animations à cette belle fête du Roi de l'Oiseau au Puy en Velay!

    Les camps et les saltimbanques!

    Les étals!

    (Cliquez pour visualiser plus grand)!

     

    Les camps et les saltimbanques!

    Une drôle de machine!

    Cela m'a paru très compliqué! Il s'agit d'un système de monte-charge pour élever les énormes pierres de construction!

    Pour faire tourner la roue, c'était une pauvresse qui , de l'intérieur, la manoeuvrait en marchant!

    Bon, je ne saurais trop vous expliquer ce schmilblick!

     

    Les camps et les saltimbanques!

    La Comedia Dell'Arte! Compagnie Desmodium!

    Nous les avons vu en scène et voilà un spectacle édifiant!

    Il popolo ha fame Signor Ré! Mais le roi philosophe: "Y'a qu'à, faut qu'on"! Ma il popolo ha fame, vuole mangiare Signore! Mais le roi n'en a cure, vous pensez bien!

    Cela nous rappelle quelque chose, non, encore aujourd'hui?

    J'ai aussi été emporté dans l'histoire! Farandole et compagnie! Hi hi!

    Les camps et les saltimbanques!

    La bella della Comedia!

    Les camps et les saltimbanques!

    Et encore!

     

    Les camps et les saltimbanques!

    Et ceux-là! Sonitus!

    Ou la compagnie des Crapauds que nous avons rencontrée au détour d'une ruelle montante de la vieille ville!

    On n'a pas pu les voir à l'action! Dommage! Impossible de tout voir même en plusieurs jours! Ce sera pour l'an prochain peut-être!

    Salut Sonitus!

     

    Les camps et les saltimbanques!

    Oh! La superbe coiffure de cette jolie jeune femme!

    On n'en finit pas de s'émerveiller au fil des rues dans une convivialité sympa et festive!

     

    Les camps et les saltimbanques!

    Et puis la petite Marie qui veille!

    Je ne la connaissais pas encore et je l'ai découverte en levant les yeux , Rue Des Tables!

    J'aime ce voyage continuel entre passé et présent! Nous voici bien dans nos souliers pour continuer vers demain, l'horizon!

     

    Jolie soirée à vous!


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