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    Didier Squiban, " Cantique"!

     

    Je n'ai pas vu le temps passé et nous voilà déjà en Carême! Il me semblait que c'était encore loin! Et bien c'est là! Il a fallu que je mette en place la liturgie  et que j'écrive notre feuille de route  sur les chapeaux de roues comme on dit!

    Enfin voilà c'est prêt! On est en route sur ce nouveau chemin qui j'espère va fortifier notre foi et ouvrir nos projets!

     

    Carême 2021!

    Le décor est planté!

    D'année en année, je garde un ou deux éléments des liturgies précédentes et puis je compose avec d'autres neufs comme ici la petite tente de la rencontre, un rappel de l'AT, ce premier lieu précaire où Dieu se révélait au peuple d'Israël.

    Le personnage blanc représente Marie l'égyptienne en prière. Son histoire étonnante de foi et de conversion nourrira notre méditation et nos échanges. Mapia a passé 43 ans dans le désert. Je vous invite à lire son itinéraire spirituel très beau!

    Je viens de finir trois icônes la représentant que vous pouvez aller voir, si vous voulez, sur ma galerie Artmajeur: https://www.artmajeur.com/laure-stellaire

    Voici donc notre feuille de route,

    Carême 2021

    *

    Voilà déjà le joli Carême qui nous invite à quitter nos cocons doux d’hiver pour sortir à nouveau sur les chemins de randonnées ! 

    Cette année, nous marchons avec cette parole de Jésus à méditer :

    « Venez auprès de moi, vous tous qui portez des charges très lourdes et qui êtes fatigués, et moi je vous donnerai le repos. Je ne cherche pas à vous dominer. Prenez  donc vous aussi la charge que je vous propose, et devenez mes disciples. Ainsi, vous trouverez le repos pour  vous-mêmes. Oui la charge que je mettrai sur vous est facile à porter, ce que je vous donne à porter est léger. « 

    Chaque jour dans la maison, je réfléchis à la Parole de Dieu. Que veut-elle nous dire aujourd’hui dans notre vie, dans ma vie ?

    Quel est ce chemin,  cette charge légère et facile à porter ! Quel est ce repos !

    Nous sommes très souvent habités par des tas de soucis au quotidien, un questionnement au fond du cœur ou des blessures qui se ravivent de façon inattendue, des projets avortés, des rêves en demeure, des impératifs de toutes sortes  qui nous obligent et nous épuisent !

    Alors Jésus nous invite à nous poser comme on dit aujourd’hui, à faire silence, réapprendre à écouter ce silence, à retrouver la contemplation.

    La contemplation, cette pause respiratoire dans la course effrénée des activités si belles et importantes soient –elles, est le souffle premier pour se remettre en marche.

    Prendre ce temps même court dans la journée ou au soir venu et s’offrir au silence.

    La contemplation est peut-être ce joug  léger  facile à  porter parce qu’elle n’a de poids que le souffle de silence, le souffle de l’instant.

    La contemplation est une guérison du cœur profond car elle nous conduit à un regard autre sur  les êtres et les choses, un regard  libre de  toute intention particulière, un regard libre de tout pouvoir et toute domination.

    C’est à cette attitude et à cet engagement  auxquels nous convient ces paroles du Christ, « Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés »

    C’est plus qu’un lâcher-prise !  C’est le repos des sens et du cœur libérés de tous les affects ! Et là commence chaque jour un petit combat car cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique.

    Réorganiser son temps et ses journées différemment à l’aune de la contemplation, habiter le silence, écouter encore et encore jusqu’à ce que la paix et le repos s’installent en notre cœur.

    Le temps de Carême,  un temps pour remettre les pendules  à l’heure du souffle de la vie.  « Ce n’est que dans le calme et la confiance que  sera  votre  force »,  ce conseil que nous a transmis aussi Ésaïe dans l’AT.

    Bon Carême dans le repos et la détente !


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    Didier Squiban, "Molène"!

     

    Petite méditation!

    Saison d'hiver dessous ma fenêtre!

     

    Petite méditation!

    Dessous ma fenêtre, l'hiver !

     

    Je vous partage ce texte aujourd'hui sous la neige et la lumière pâle sur la campagne!

     

    Méditation bucolique

    *

    Je crois que Dieu est là, toujours là au cœur de notre vie, sur notre chemin particulier et que jamais il ne nous abandonne.

    La pluie et l’orage tombent, oui, sur les justes comme sur les injustes, sur les doux comme sur les violents… !

    Il y en a qui résiste, d’autres tombent ! Nulle explication à cela ! Inutile d’y réfléchir, de chercher un sens, une réponse.

    Dieu seul garde ce mystère ! Il est là avec tous ceux-là.

    A l’approche de l’orage et sous l’orage même, les uns restent droits et fermes, continuent leur marche tête haute.

    Certains décident d’attendre et même de s’arrêter.

    D’autres encore s’arrangent pour devancer l’orage en courant de l’avant.

    Il y en a qui se courbe jusqu’à terre tout en marchant malgré l’orage.

    Il y en a qui essuie toute la foudre et les éclairs et coups d’éclats.

    D’autres, au contraire, passent à travers les gouttes. Ils ressentent les menaces de l’orage mais ne sont pas atteints.

    Qui a tort, qui a raison ?

    Qui peut donner un conseil pour savoir ce qu’il convient de faire ?

    Là aussi inutile de chercher une explication à tout cela.

    Dieu est présent au cœur de ce mystère, du mystère de la vie.

    Demandons-lui d’accueillir ce mystère et sachons bien  ceci.

    Dieu est avec celui ou celle qui reste droit.

    Dieu est avec celui ou celle qui se courbe.

    Dieu est avec celui ou celle qui court, et cet autre qui passe à travers les gouttes et essuie tous les éclats d’orage.

    Dieu est avec celui ou celle qui décide de s’arrêter ou de continuer la marche.

    Dieu est avec celui ou celle qui part ou qui reste.

    Dieu est avec celui ou celle qui passe ou avec celui ou celle qui est.

    Dieu est toujours là avec chacun de nous, quelque cas de figure où nous nous trouvons.

    Comme il est là, comptons sur lui et gardons confiance sur notre chemin et quand nous doutons, quand nous avons peur, alors prions, pleurons, crions pour retrouver la foi et la route.

    Et c’est peut-être ce que Dieu nous demande lorsque nous passons près de celui ou celle qui reste, qui s’arrête, qui court et qui se tient droit, de celui ou celle qui se courbe, qui essuie tous les éclats d’orage ou qui passe à travers les gouttes.

    Devant tous ceux-là, Dieu nous demande de prier pour lui, pour elle, pour eux et nous invite,  à être là nous aussi auprès d’eux, auprès de tous.

     

    Petite méditation!

    Mon arbre dessous ma fenêtre un matin!

     

    Joli week-end à vous doux et paisible!


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    Avishai Cohen, "Remenbering"!

     

    Prendre soin!

    Adam et Eve!

    ( Un de mes croquis d'étude).

     

    Je vous partage ce texte qui m'est venu comme une ondée de printemps.

     

    Prendre soin

    *

    Est-ce que l’on se demande

    Si Dieu se trouve

    Dans la peine et le besoin ?

    Ne ressentirait-il pas lui aussi

    L’émotion, le manque

    La souffrance, la nudité

    De l’être !

    Cette empreinte divine

    Qu’il a mis dans nos gênes

    N’y aurait-il pas

    Dans son essence même

    Celle de notre humanité ?

    Comme un père

    Comme une mère

    Comme un amant

    S’angoissent

     Pour son enfant

    Sa bien aimé

    N’éprouverait-il pas

    Lui aussi

    Cette peur infinie

    De nous perdre

    A  jamais !

    Nous qui portons

    Son souffle

    Et passons loin de lui

    Tous les jours de notre vie

    Comme s’il n’existait pas !

    Notre cœur est-il donc

    Si cruel et si froid

    Qu’il n’y en point en nous

    D’émoi 

    Devant sa discrète présence !

    Toi qui liras ces lignes

    Une fois

    Demande-toi pourquoi

    Tu ne le connais pas

    Depuis tout ce temps

    Qu’il t’attend

    Vibrant de toute sa personne

    A chacun de tes pas !

    Dépêchons-nous bien vite

    Si vous voulez mon avis

    De courir à son écoute

    En lui portant

    Un petit pain de nos soins

    Et une cruche d’eau fraîche

    Avant qu’il ne meure

    De chagrin.

    Prenons soin de Dieu

    Comme de nous-mêmes

    Et de notre prochain.

    C’est la clef qui ouvre

    Notre chemin

    Vers ce temps béni

    Sans fin !

     

    Douce soirée à vous!


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    Roman Turovski, " Cantio Lodomerica"!

     

    Ma maison

    Dans la salle de bain!

     

    Je vous partage aujourd'hui simplement ce petit texte que j'ai écrit il y a quelques jours.

     

    Ma maison

    *

    Je rêve de splendeur

    De beauté

    D’espace et de mouvement.

    Je désire ardemment

    Que ma maison

    S’habille des couleurs et des biens

    De mon univers intérieur

    Que les miens y reconnaissent

    Enfin l’empreinte

    D’un cœur aimant

    Plus grand que le mien

    Celui de Mon Seigneur.

    Je porte sa chapelle

    Tout au fond de mon âme

    Écho magnifique

    Des littératures

    Qui m’ont nourrie

    Depuis ma jeunesse.

    Ma maison, mon amour

    Ce lieu béni

    Qui m’a permis

     De renaître

    A ma vie !

    Je rêve de ma maison

    Désir aiguisé par le souvenir

    D’autres

    Rencontrées au long des jours.

    J’ai emporté des pans entiers

    De leur élégance

    Et de leur culture particulière

    Qui donnent au temps qui passe

    Ce souffle enveloppant et chaud

    Qui vous fait voyager.

    La maison devient alors

    Ce vaisseau mère

    Qui conduit l’existence

    Sur les océans infinis

    Tout en la maintenant

    Toujours

    Au cœur même du monde.

     

    Douce journée à vous chez vous!


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    Emilie Autumn, "On A Day"!

     

    Maisons de campagne!

    Notre maison!

    Mais il n'y a plus le grand sapin car la tempête l'avait fracassé une année! Il y a un lilas maintenant!

    C'est une petite aquarelle que j'ai peinte il y a déjà quelques années et qui fait partie d'un de mes livre-jeunesse, vous vous souvenez, "La chatte Sara".

     

    Dans le souvenir "d'un dimanche à la campagne" ce film de Bertrand Tavernier que j'avais bien aimé, j'ai écrit ce texte!

     

    Maisons de campagne

    *

    Ces douces demeures

    Que le temps a patiné

    D’une présence poétique

    Secrète

    Qui échappe au regard pressé.

    Les herbes sauvages

    Habitent ses lézardes et ses tuiles

    Parfois la tour de veille.

    Le jardin fait le bonheur de la sauvagine

    Avec les eaux aux nénuphars

    Des bassins et des petites mares.

    Les arbres et les vieux rosiers

    Exhalent les saisons

    La balancelle ressuscite  l’enfance

    A longueur d’années

    Et le lavoir, sous le porche usé,

    Attend les lavandières.

    Une voiture, parfois,

    Fait crisser le gravier

    Qui mène au perron.

      Un vieux couple, une famille

    En gravissent les trois marches.

    L’on entend

    Le rire des jeunes gens

    Et les cris joyeux

    Des petits.

    La haute porte antique

    Grince sur ses gonds

    En laissant s’échapper

    Des rêves oubliés

    Des musiques et des mots

    Aux saveurs surannées

    Et moi, j’aime contempler

    Quand je passe non loin

    Ces lieux si beaux

    D’éternité

    Au bienveillant sourire.

     

    Joli week-end à vous!


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