• Souviens-toi!

     

    "Les feuilles mortes"!

     

    Souviens-toi!

    Thyrsa, visage!

    C'est une de mes aquarelles que j'avais peinte pour une amie. Ici, j'ai choisi pour illustrer  seulement le visage.

     

    Je vous partage, aujourd'hui, l'un de mes textes qui m'est revenu en mémoire .

     

    Souviens-toi

    *

    Qui se souvient de l’oiseau qui s’envole

    Du dessin de ses ailes sur le ciel du jour

    Comme d’une salutation aux hommes de la terre

    Le Seigneur, seul, se souvient de l’oiseau.

    Qui se souvient de la femme,

    Qui tout en faisant l’ouvrage de la journée

    Pleure derrière les murs de sa maison.

    Le Seigneur, seul, se souvient de la femme.

    Qui se souvient de l’enfant

    Affamé, apeuré, abandonné

    Prisonnier d’un destin qui lui torture l’âme

    Et lui dévore son être tout entier.

    Le Seigneur, seul, se souvient de l’enfant.

    Qui se souvient du mourant

    Dont le cri est sans voix dans l’effrayant silence.

    Il s’en va dans la mort

    Broyé dans ses sables mouvants.

    Le Seigneur, seul, se souvient du mourant.

    Qui se souvient de la bête achevée

    Pour le plaisir des hommes

    Et dont le sang répandu fait honte à la mémoire.

    Le Seigneur, seul, se souvient de la bête.

    Qui se souvient du grand arbre abattu et de la fleur fanée

    Du parfum de leur chair

    De leur empreinte tendre

    Sur le sol dépouillé.

    Le Seigneur, seul, se souvient de la fleur et de l’arbre coupés.

     Qui se souvient du passant désolé

    Errant sur les trottoirs, en quête de son rêve ou d’un amour perdu

    Ou bien de ce voyageur courant sur les chemins du cœur et de la pensée

    Comme s’il voulait s’emparer de la terre toute entière

    Pour mieux la pénétrer.

     Le Seigneur, seul, se souvient du passant et du voyageur impatient.

    Qui se souvient de ceux, de celles

    Qui traversent la vie sans histoire et sans bruit

    Construisant pour chacun l’étonnante épopée de notre humanité.

    Le Seigneur, seul, se souvient de toutes celles et de tous ceux-là.

     

     Et toi, Ô mon Seigneur

    Tu te souviens de moi

    Dans les peines et les joies,

    Mon cœur espère en toi.

     Et parce que de moi, tu te souviens Seigneur,

    Je me souviens aussi de l’oiseau, de la femme, de l’enfant, du mourant, de la bête, de l’arbre coupé et de la fleur fanée, de tous ceux et toutes celles qui vivent à mes côtés.

     

    Douce soirée à vous!


  • Commentaires

    1
    Abbate Françoise
    Vendredi 19 Février à 19:26

    beau, très beau

    2
    Vendredi 19 Février à 19:48

    Bonsoir Laure,

    très joli dessin et texte, bravo :)

    belle soirée, à bientôt ^^

    3
    Vendredi 19 Février à 20:39

    Magnifique et très prenant texte, merci Laure.
    Bises de soir et belle soirée

    4
    Dimanche 21 Février à 11:29

    Merci beaucoup à tous les trois! biggrin! Je vous partagerais d'autres textes si vous voulez car j'en ai écrit plus de 300! J'ai un gros travail de saisie à faire mais je crains de ne pas avoir assez de temps! J'aimerais publier des recueils...

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