• Les lavandières!

     

    "Les lavandières", Andro-Hanterdro!

    Il faut le danser avec moi cet andro,  c'est une danse bretonne! C'est facile! On le danse en ronde ou bien en ligne! C'est très agréable à danser ensemble!

     

    Les lavandières!

    Les lavandières de Pissaro!

     

    Je vous partage ce texte que j'ai écrit.

    Vous vous souvenez qu'en début de Carême, autrefois, c'était le grand nettoyage et lavage dans toutes les maisons à la campagne!

     

    Les lavandières

    *

     Je ne sais pourquoi dans cet après-midi, ma pensée s’est envolée vers le chant des lavandières : lavandières du Portugal, lavandières des villes et des campagnes, lavandières d’autrefois.

                Seigneur Jésus, les lavandières, dès l’aurore, emportaient à la rivière tout le linge souillé de toute la maison.

                Ce linge, étalé autour d’elles, laissait voir à toute l’assemblée des femmes, ses souillures : taches d’amour, taches d’enfance, taches du temps, taches des fatigues, taches des erreurs, taches des labeurs, taches des tristesses, taches des tendresses, taches de la vie.

                Et les lavandières, au lieu de se décourager, de se lamenter, se mettaient à frotter et à frotter le linge souillé. Elles le trempaient et retrempaient dans la rivière fraîche et limpide, sous la lumière du ciel.

                Et elles chantaient, les lavandières, elles chantaient depuis l’aube jusqu’au crépuscule. Tantôt l’une entonnait seule, puis les autres reprenaient en chœur, se répondaient ; et c’était comme une immense et puissante prière que l’on pouvait entendre de très loin, le chant des lavandières, le chant de la lumière.

                Lorsqu’une salissure résistait, alors le linge souillé passait de main en main. Les battoirs allaient bon train, scandant le chant pour raffermir les courages. Et la tache cédait bientôt à l’ardeur et à la foi rassemblées de toutes les lavandières.

                Alors, tard dans la soirée, chacune, forte de son lourd ballot de linge propre, rentrait fière à la maison, peut-être fatiguée mais joyeuse de rapporter aux siens du linge de lumière, frais de l’eau de la rivière, parfumé des senteurs de l’air du jour.

                 Et nous, Ô Seigneur, dans ce Carême nouveau, lave-nous, rassemble nos courages, notre ardeur, notre foi pour qu’ensemble, nous nous défaisions devant Toi de toutes nos salissures, de cette lourde grisaille qui cache à notre âme ta Présence et ta Lumière.

                Et nous aussi, comme les lavandières, Ô Seigneur puissions-nous repartir dans nos maisons, odorants de Toi, avec des cadeaux d’amour et de lumière pleins notre baluchon, pour tous nos frères et sœurs d'humanité

                Que l’on entende aussi de très loin notre chant, notre louange pour Toi,

                Seigneur de la délivrance et de la liberté.

     

    Les lavandières!

    "Les lavandières" de Andres de Santa Maria!

     

    Jolie soirée de mercredi!


  • Commentaires

    1
    Mercredi 24 Février à 19:09

    J'adore ton chant des lavandières aussi frais qu'un matin de printemps !

    Bises et belle soirée

    2
    Jeudi 25 Février à 08:09

    Chaque fois qu'il est question de lavandières, je pense à ma grand-mère. Elle vivait en ville, et pourtant elle avait trouvé un ruisseau où elle transportait son linge dans une vieille brouette. Je me souviens de l'avoir accompagnée : je trouvais ça dur, mais elle était tellement contente de ramener son linge bien propre et bien rincé.

    Je pense très souvent à elle, et je crois que je vais lui consacrer un petit article.

    Bises des montagnes

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